Prise de parole · Procès fictifs
Procès fictifs contre l’intelligence artificielle
Une accusée pas comme les autres à la barre ? Le véritable procès ne juge pas la machine. Il interroge les incertitudes et les choix humains.
Lorsqu’une IA produit un dommage, qui comparaît ?
Une IA ne peut être poursuivie en tant que machine. Le procès porte donc toujours sur des arbitrages humains.
Concevoir, entraîner, déployer, utiliser : à chaque étape, des femmes et des hommes prennent des décisions. Le procès fictif devient un laboratoire d’anticipation, un espace d’expérimentation et un cadre sécurisé pour confronter les points de vue en toute franchise.
Au début, chacun pense venir juger une IA. Puis les témoignages s’enchaînent, les certitudes vacillent et les arbitrages se déplacent. La question n’est plus « Que peut faire l’IA ? » mais « Que décidons-nous d’en faire ? ».
Trois convictions
Le droit court derrière
L’IA transforme notre manière de décider plus vite que le droit et les normes n’évoluent.
Au-delà de la conformité
La gouvernance de l’IA exige une capacité collective à débattre, arbitrer et assumer des choix.
Le contradictoire comme outil
Le débat contradictoire prépare les décisions avant qu’elles ne deviennent des contentieux.
La méthode en cinq étapes
Comprendre
Analyser vos enjeux et vos intentions stratégiques.
Écrire
Le scénario et la mise en scène de votre procès fictif contre l’IA.
Mobiliser
Réunir les expertises et les acteurs du procès.
Faire vivre le procès
Le tribunal, les témoins et l’audience, qui constitue le jury, vivent leurs rôles.
Débriefer
Transformer le verdict en enseignements.
Un fil rouge, pas une prestation sur étagère
Chaque procès est écrit sur mesure, à partir de vos propres enjeux, jamais d’un scénario générique.
- Un diagnostic, pas un questionnaire
- Nous identifions ensemble les décisions liées à l’IA qui comptent vraiment pour vous, aujourd’hui et demain.
- Un scénario qui vous appartient
- Le script est écrit à partir de vos questionnements, avec vos métiers comme témoins et vos dilemmes comme intrigue.
- Une gouvernance qui s’exerce
- Le jury est constitué par l’audience : toutes les personnes présentes votent, par QR code ou à main levée.
- Un débrief qui reste
- Le verdict n’est jamais la fin. Le véritable livrable est une organisation qui regarde autrement les décisions qu’elle voudra prendre.
Des effets durables
Une meilleure gouvernance produit de meilleures décisions. De meilleures décisions créent davantage de valeur.
L’humain
Esprit critique, discernement et confiance pour mieux décider, seul et collectivement.
L’organisation
Une culture commune où le dialogue, le contradictoire et l’anticipation deviennent des réflexes.
La gouvernance
Une capacité collective à arbitrer pendant que le droit et les normes continuent de s’écrire.
La valeur
La gouvernance n’est pas un coût : c’est un investissement dans la qualité des décisions et la confiance.
Il y a deux ans, une collectivité territoriale m’a lancé le défi d’imaginer un vrai faux procès contre l’IA. De procès en procès, chaque débat enrichit le suivant.
Valérie Chavanne
En référence
Un procès fictif contre l’IA à Oujda, au Maroc.
À lire : « Penser l’IA depuis l’Afrique ». Le procès fictif fait aussi partie de l’offre Éthique du numérique.
Et si le prochain procès se tenait chez vous ?
Une heure pour imaginer le procès qui correspond à votre organisation : un premier regard sur vos enjeux, une esquisse de scénario, une date dans nos agendas. Sans plaquette ni engagement.